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Mary COUSIN

             

1/ La première question qui me vient à l'esprit est  qui est  MARY COUSIN ?

Cadette d’une famille rurale Basse-Normandie de 7 enfants, j’entre dans la vie active par le biais de l’enseignement comme ma mère et ma grand-mère maternelle. L’amour, que l’éloignement me faisait rimer de mille manières dans mes missives et sur mon carnet à spirales, m’amène à tout quitter pour aller travailler aux côtés de mon conjoint restaurateur dans la région parisienne. Ayant atteint la cinquantaine suite à une séparation douloureuse, j’ai éprouvé le besoin de revenir aux sources, avec mes quatre enfants, retrouver mes racines et cette contrée normande au cœur de laquelle s’élève un atypique château, celui d’un mystérieux Seigneur de Carrouges ».

 

2/ Depuis quand écrivez-vous ?

Depuis ma plus tendre enfance, je suis passionnée de lecture, d’écriture, de dessin, de peinture et d’histoire, mais surtout de celle de l’énigmatique château de Carrouges, cette magnifique demeure moyenâgeuse faisant partie de mon panorama depuis toujours et où un de mes ancêtres avait fait les ferronneries. C’est seulement sur le tard que j’ai pu commencer un important mais passionnant travail de recherches historiques au cours desquelles je tombais sur des chroniques parlant de mon personnage Jehan de Carrouges. De trouver le nom de Carrouges dans certaines chroniques relatant l’histoire du royaume de France m’incita à poursuivre plus avant mon travail afin de découvrir et reconstituer la vie de ce chevalier qui n’hésita pas à exposer sa vie pour défendre l'honneur de son épouse forcée, chose qui semble impensable à cette époque où on répudiait sans avoir à se justifier. Pendant plus de six ans, j’ai posé sur le papier toutes les informations ayant un rapport plus ou moins proche avec mon chevalier. Ce fut long, fastidieux et jubilatoire quand je pouvais lever le voile sur un événement de son histoire jusqu’au jour où je suis tombée sur des anecdotes relatives à l’épée de Du Guesclin en particulier celle concernant le baptême et l’adoubement de son filleul,  le jeune Louis d’Orléans, avec la dite épée. Ce fut une révélation : c’était elle mon fil conducteur et le lien avec mes lointains ancêtres forgerons.

De ce jour, poussé par mon entourage que je bassinais sans cesse avec des anecdotes sur mon Seigneur de Carrouges dans la peau duquel je m’étais carrément installée, à tel point qu’on me surprenait à dire « A mon époque » en parlant de son époque, je me lançais dans l’écriture. Après des années de recherches ardues, j’osais prendre la plume pour tenter de relater le destin fabuleux de ce fameux chevalier.

 

3/ Est-ce la première fois que vous éditez un ouvrage ?   

En fait, j’ai mis neuf mois à accoucher de la vie de mon personnage dans ce manuscrit que je n’imaginais même pas imprimer. Il a fallu l’intervention fortuite d’une ancienne correctrice des éditions du Rocher qui, après y avoir jeté un coup œil éclairé, me proposa de le retravailler avec elle, en vue de le faire éditer. Une fois abouti, j’ai compris que c’était maintenant que commençait réellement le travail de mise au monde du livre. Aucune maison d’édition ne voulait d’un roman historique concernant un petit personnage seigneur d’une contrée perdue dans le trou du cul du monde qui, de plus, était écrit en police gothique et en parlé médiéval. J’ai fini par l’éditer en 1000 exemplaires, à compte d’auteur chez « Charles CORLET » une maison d’édition régionale. Cette première édition écoulée rapidement localement, je l’ai retravaillé pour le rendre plus accessible à tous car la police et les tournures de langage rebutaient certains lecteurs. J’ai refait un second tirage de 1000 exemplaires, toujours à compte d’auteur chez CORLET et ensuite, j’ai été éditée, moyennant finance, par la Société des Écrivains. J’ai touché des clopinettes de droit d’auteur chez eux, par contre j’en ai revendu plus de 300 pour mon compte personnel que je leur commandais au fur et à mesure de mes dédicaces, mais que je payais avec un rabais insignifiant. Depuis, j’ai écrit un nouvel ouvrage historique intitulé «Carrouges, ma terre natale » qui m’a, lui aussi, demandé 6 années de recherches et pour lequel j’ai tenté Edilivre qui m’a édité en même temps qu'une nouvelle édition de « Manus Deï » complétée de nouvelles trouvailles. Seulement, même si, à ce jour, j’en ai écoulé dans les 3 000 exemplaires  depuis le premier tirage, je n’ai toujours aucun crédit dans le monde littéraire.

 

4/ Quel est le conseil le plus important qu'on-vous-ai donné ?

Persévérer et veiller à ne pas faire des phrases trop longues.

 

5/ Vous avez sûrement des habitudes, des rituels... Comment travaillez-vous ? 

Non, pas vraiment. J’écris quand je suis inspirée. C'est-à-dire que je mets tous les éléments du récit en situation dans ma tête et j’attends que la mise en forme et les idées arrivent. La plupart du temps, l’inspiration se révèle à mon réveil ou pendant mes activités quotidiennes, quand mon esprit est en liberté.

 

6/ D'où puisez-vous votre inspiration ?

Pour les livres qui me concernent, de mes longues années de recherches historiques.

 

7/ Comment construisez-vous vos personnages ?

Au fil de mes découvertes sur les personnages de mon livre et de leurs parcours, je finis, avec le temps par les comprendre et ressentir leurs émotions jusqu’à me mettre dans leur peau.

 

8/ Vous identifiez-vous à eux ?

Pour moi, c’est impératif.

 

9/ Quel conseil donneriez-vous aux amateurs d'écriture ?

D’écrire, avant tout pour le plaisir que cela procure. C’est le meilleur moyen de s’évader des soucis quotidiens et la meilleure thérapie pour oublier ses problèmes.

 

10/ Quels sont vos auteurs préférés ?

Je n’ai pas vraiment d’auteurs préférés, car j’aime avant tout l’histoire mais si je dois en choisir un, ce serait Alexandre Dumas voir Maurice Druon.

 

11/ Que lisez-vous-en ce moment ?

Comme je suis membre de MonBestSeller.com, je lis tout ce qui est publié sur ce site. Le dernier en date étant un bon roman « LE BARINE ET LE MOUJIK » de Sylvie Simonnet.

 

12/ Pouvez-vous nous parler de votre dernier livre publié ?

 Intitulé « Carrouges ma terre natale »  cet ouvrage  retrace le destin fabuleux de 36 personnages originaires de cette paisible contrée de l’Orne, en Basse-Normandie, sise à la croisée des chemins Montois et de ceux de Compostelle venant des plages normandes, qui fut le berceau de personnages au destin incroyable, demeurés méconnus. Originaire de cette terre, j’ai choisi de partir à la recherche de ces oubliés de l’Histoire et d’exhumer leurs destinées insolites ou les anecdotes extraordinaires de ceux ayant contribué à la renommée de figures emblématiques comme celle de sainte Thérèse de Lisieux pour ce qui est de notre Père Pichon, son directeur de conscience, ou de Jacques Cartier pour ce qui est de notre Jean Le Veneur, Grand Aumônier de François 1er.

Vous serez étonné d’apprendre que Carrouges compte plus d’une douzaine de Médaillés de la Légion d’Honneur, tel Théophile Anger, médecin de Napoléon III ou Jean Héron, chef du réseau de Résistance « Arc en Ciel » pour la Basse-Normandie.

De même que vous ne pourrez pas être indifférent au destin de notre Marin Blanchet dont la tête testera, bien malgré lui, la lame tranchante de la guillotine ou celui de notre Marie-Charlotte dont la sienne testera celle du rasoir d’un peuple libéré du joug nazi.

Vous ne manquerez pas d’être captivé par le récit de notre Pierre Millet, grognard de la Grande Armée de Napoléon Bonaparte qu’il suivit dans la campagne d’Egypte ou celui, non moins romanesque, de Tanneguy II Le Veneur, Ambassadeur de France en Angleterre, au temps de Buckingham, de d’Artagnan et des Mousquetaires. Sans parler du destin fabuleux de Jean IV de Carrouges dont l’amour fut mis à l’épreuve dans un duel judiciaire qui fut le dernier autorisé en France par le Parlement de Paris en 1386, ou celui du Général Leveneur qui côtoya La Fayette.   

Et comment ne pas être fasciné par la longue et fantastique carrière de l’un des tous premiers acteurs de la télévision française, pensionnaire de la Comédie Française, qui joua justement « D’Artagnan et La Fayette », ainsi que « Le Chevalier de Maison Rouge » à l’écran, le fameux Michel Le Royer qui, à plus de 80 ans, reste fidèle aux planches.

Ne pouvant pas les citer tous, mais bien certains que vous serez subjugué par leur destinée, nous vous laissons le soin de les découvrir.   

    

13/ Où peut-on se le procurer ?

 Chez Edilivre mais il est vendu très cher ou en me contactant par mail

 

14/ Travaillez-vous de nouveaux projets ?

Pas pour l’instant, je participe à des concours de nouvelles et j’accompagne  un de mes neveux dans la rédaction d’un roman très rock and roll de son cru.

 

15/ Avez-vous des dates d'événements à venir ?

J’attends les beaux jours pour reprendre les dédicaces

 

16/ Où on peut suivre vos actualités ?

Sur mon facebook : https://www.facebook.com/Manus-De%C3%AF-Lamour-a-l%C3%A9preuve-du-duel-1699245700302619/

 



11/01/2016
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